Tabarnak

jeudi 26 novembre 2009

Quand les semaines promettent d’être calmes, tranquilles et de se passer au bureau, je devrais savoir que ça n’est jamais le cas.
Il y a forcément un moment où tout bascule, où je suis obligé de partir faire le tour de France (ou d’Europe) à la dernière minute…

Et voila que ça recommence, sans avoir le temps de le voir venir, je me retrouve à faire un aller-retour à Lisieux un jour et un aller-retour en Belgique le lendemain… si je sais pourquoi je bouge, il reste quand même que ça finit par impacter le reste de ma vie.
Pour le coup, ce n’est pas bien grave, le retour un peu tardif cumulé aux embouteillages classiques de la région parisienne ont fait que j’ai préféré opter pour ne pas aller à la séance de cinéma prévu ce soir… et finalement, ce n’est pas si génant puisque ça m’a donné l’occasion de tomber sur une diffusion de C.R.A.Z.Y sur Arte.

Le souvenir qui me restait en tête depuis que je l’avais vu au cinéma, s’était un peu émoussé : c’est plus qu’un film obligé d’être sous-titré lorsque les dialogues sont en français, plus qu’un film qui tourne autour de Charles Aznavour, plus que tout ça….
Ca fait plaisir de le revoir !

Mais bon, quand y’a un don, y’a un don….

Enfin, bon, faut quand même profiter de la version de Tico Torres


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Ramon Perez n’a pas sommeil

vendredi 25 juillet 2008

C’est pas parce que je suis en congés que je ne dois pas pouvoir profiter d’une petite soirée avec quelques collègues…
Surtout quand cette soirée prend pour thème la démission de l’une de ces collègues : c’est dire s’il y a matière à se réjouir dans ce cas là.

Plus que le soirée dans son intégralité, c’est plutôt la fin qui m’a marqué, alors que nous n’étions plus que trois à lutter difficilement contre le sommeil en écoutant des chansons.
Je ne saisis toujours pas le cheminement de nos esprits torturés qui a pu nous amener à sauter de page deezer en page deezer.

Toujours est-il, qu’au final, il reste surtout un BO plutôt hétéroclite à cette fin de soirée….
Un mélange musicale qui nous aura fait passer par plusieurs étapes dont je ne saisis pas forcément toujours le lien qui les unit….

Partir sur du Iron Maiden est déjà un bon choix :

pour enchainer sur du Eddy Mitchell (surement parce qu’il commençait à être l’heure de rentrer…

Ensuite ce fur au tour du petit Charles de venir apporter sa touche gaie et joyeuse :

Alors même que tentions de reprendre notre calme après tant de débauche d’énergie, il fallait bien revenir à des choses plus excitantes sous les mélodies de Cocorosie :

Et bizarrement c’est presque à partir de là que tout s’est mis à dériver, que tout soudain la musique est parti dans un vrai grand n’importe quoi comme je les affectionne….
Mais pas tout de suite, il fallait continuer à faire dans le « normal » d’abord en repartant sur un peu de Radiohead avant de se laisser glisser…

Et oui, je crois que c’est à partir de là, que ça a commencé et que c’est parti en vrille en lançant un peu de Ludwig Von 88 pour démarrer les hostilités :

Et partant de là, on bon petit VRP s’imposait pour se remettre de tant de punkitude :

Et c’est à ce moment là que nos amis de la banlieue nancéenne ont fait leur entrée dans ce formidable festival musical…. Les amis d’ta femme, c’est quand même pas rien :

Et là, rien de tel que de finir en beauté avec un peu de Wriggles pour se mettre en route et quitter la douceur du canapé qui me retenait prisonnier pour rentrer chez toi vu qu’il se faisait l’heure…

Eh oui, j’suis en vacances : entre les passages de repos à la piscine pour dormir au soleil et parfaire mes coups de soleil, le bricolage, rien-foutage je ne suis pas trop motivé pour faire de vrais billets, donc je remercie deezer de me fournir la matière me permettant d’ajouter un billet….


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Melon collie

jeudi 12 juin 2008

Passer à nouveau un peu de temps en région parisienne sans aller me promener tous les jours dans tous les recoins du pays me permet de me lancer dans une opération de re-sociabilisation.
Une opération commençant en beauté par une petite soirée avec La Buse, elle-même….

Une soirée qui promettait d’être sympa et qui n’a pas failli à sa promesse : d’une part parce que passer une soirée entre amis est toujours est vrai plaisir et d’autre part parce c’était l’occasion de revenir dans un quartier de Paris plein de souvenirs pour moi.
Bien avant de passer beaucoup de temps du côté de Bastille ou Bercy j’ai commencé mes soirées parisiennes dans une zone plus marquées par Patrick Bruel….

Alors, profiter de quelques cocktails au pub, d’un bon resto plein de souvenirs (toi aussi tu connais les éponges ? ) et d’une balade dans la douceur des simples soirées parisiennes suffit parfois à me sentir bien….. si en plus la soirée est complété par un très joli texto c’est encore mieux…

Oui, bon je sais, on est déjà en juin….


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alcool…hic

vendredi 9 mars 2007

J’ai comme l’impression de laisser une image d’alcoolique durant mes déplacements en ce moment, non pas que je boive trop ou plus que de raison (il m’arrive même le plus souvent de ne pas boire d’ailleurs), mais j’ai pris la très mauvaise habitude de faire un tour dans les magasins du coin pour trouver les productions locales.
Hier encore (non, non, j’avais pas 20, c’est pas ça du tout….quoique… en quittant mon client en plein coeur de l’Isère, sur les conseils de certains de mes collègues j’ai fait un détour par Voiron, histoire de trouver quelques bières brassées localement.
J’ai facilement trouvé mon bonheur, et fais un sélection de bières à ramener.
Le seul petit détail de ce détour, c’est que n’ayant pas déjeuner pour cause de travaillage trop intense, j’ai opté pour ajouter un sandwich et un gateau à ma collection de bière : y’a quand même plus sérieux que de passer en caisse avec un simple sandwich et 20 bières !

L’avantage c’est que j’ai ajouté une très bonne bière à la violette et aux airelles à ma collection….
Vivement le prochain déplacement !

Enfin, ceci dit, hier encore, quoi….


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Charlaz is back

lundi 26 février 2007

Charles Aznavour - Colore ma vieEn ce début d’année 2007, Shahnourh Varinag Aznavourian, le plus arménien des chanteurs français nous livre son nouvel album.
Ou alors est-ce Charles Aznavour, le plus français des chanteurs arméniens qui nous le livre ?
Grande question dont tout le monde se fout (moi y compris) d’ailleurs, l’intérêt n’étant évidemment pas là.
Toujours est-il que depuis le 17 février se trouve dans les bacs de toutes les bonnes crémeries, ou à défaut chez votre boucher habituel, ce nouvel album intitulé Colore ma vie.
Découvrant la nouvelle le jour-même, un peu par hasard, coincé que j’étais dans les embouteillages du périph’ en partance pour une visite chez un client, j’ai pu prendre le temps, lors de mon trajet retour, de m’arrêter dans la première FNAC qui passait (en l’occurrence celle d’Angers, ce qui m’a d’ailleurs permis de profiter d’une petite balade ensoleillé dans le centre-ville….) pour acquérir ce nouvel opus.

Pour sa nouvelle production, le petit Charles a pris ses bagages et s’est envolé vers La Havane pour donner à son je-ne-sais-combienème album une sonorité cubaine, et pour ce faire il s’est adjoint l’accompagnement de l’orchestre du grand Chucho Valdes.
Amenant pour la première fois une coloration sud-américaine à ses compositions : la quasi-totalité de musiques étant, comme d’habitude, l’oeuvre d’Aznavour, la petite touche de Valdes ajoutée par-dessus ne les dénature pas, s’intégrant parfaitement au style original.
Plus sérieusement, ce nouvel album s’apparente à un album testament, un album final : sorti en plein pendant la tournée d’adieu mondiale d’Aznavour, c’est aussi un peu un album d’adieu.
Avec cet opus, Charles Aznavour semble mettre un point à l’histoire de sa carrière qu’il avait entamé avec son célèbre « J’me voyais déjà »

Il est maintenant temps d’en faire le bilan, un bilan qu’il fait avec toujours autant d’ironie et peut-être un poil de prétention au travers de la chanson « J’abdiquerai »
Je disais que Colore ma vie était très teinté cubain, c’est la cas excepté pour 2 chansons, l’une dont la musique est composée par la soeur-même du compositeur : une chanson traitant de l’Arménie, et Charles Aznavour ayant lui-même avoué ne pas être suffisamment doué pour écrire une musique arménienne, il s’est tournée vers une composition de sa soeur (après le duo avec sa fille sur l’album précédent, voila la double compo : à croire qu’il devient très famille avec le temps qui passe…
Un hymne sympathique à ses origines.
Evidemment, il n’y pas que pour Tendre Arménie que Charles Aznavour met de côté le style Cubain, sur le très mélancolique titre Fado c’est aussi la cas : ceci dit, c’est plutôt normal, le fado n’a rien de très sud-américain à la base…
Pour en revenir à l’album, Colore ma vie est dans la plus pure tradition du style Aznavour, on reconnait sa patte du début à la fin, des musiques aux paroles : avec le bon et le mauvais qui peut l’accompagner, toujours la même justesse des mots mais aussi toujours les mêmes excès musicaux, comme les choeurs kitsch et inutiles de Il y a des femmes.
Si comme souvent, cet album fait la part belle aux sentiments, il prend aussi une connotations plus sociétale, traitant aussi bien des problèmes d’écologie comme le premier extrait de l’album, La terre meurt que du problème des banlieues dans Je vis en banlieue (tiens, comme c’est étonnant…
Il y a dans Colore ma vie tout ce qui fait Charles Aznavour, le bon, le mauvais….. ce n’est ni son meilleur album, ni son pire, mais il reste intéressant à plus d’un titre : tout d’abord les petites touches d’ajout de Chucho Valdes donne un nouveau goût aux compositions Aznavouriennes mais cet album ayant de forte chance d’être le dernier du petit Charles c’est un peu comme un album testament : à connaître !

Un p’tit Fado pour finir ?

Charles Aznavour – Colore ma vie

01 – La Terre Meurt
02 – Colore Ma Vie
03 – Il y a Des Femmes
04 – J’abdiquerai
05 – Tendre Arménie
06 – Avant, Pendant, Après
07 – T’en Souvient-Il ?
08 – Sans Importance
09 – Moi, Je Vis En Banlieue
10 – Oui
11 – Fado
12 – La Fête Est Finie

En parlant de vieux qui sortent des albums, ça me fait penser que j’ai complètement zappé de faire une chronique sur le dernier Eddy Mitchell, Jambalaya, et que d’ailleurs je ne retrouve même plus le CD qui doit être perdu quelquepart dans le coffre de ma voiture…


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F.O.U.

jeudi 4 mai 2006

Il faut bien parfois décompresser après les séances d’entretiens (surtout quand je signe un contrat dans la foulée) et pour cela, un petit ciné est toujours une bonne solution, surtout si je me fais accompagner par l’ami Guillaume.
Le seul souci, c’est que lorsqu’on décide d’aller au cinéma sans prendre connaissance des films diffusés, c’est une fois devant l’entrée qu’il faut se décider, et là, on sait trop pourquoi, mais notre choix s’est porté sur C.R.A.Z.Y, film canadien, réalisé par Jean -Marc Vallee. Un film qui s’annonçait prometteur, surtout en voyant le palmarès qu’il avait déj. Alors ‘tit pitch, et on se lance dans un ‘tite critique :

Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu’il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire…
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C’est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d’un petit garçon puis d’un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu’à renier sa nature profonde pour attirer l’attention de son père.

La première impression lorsque nous avons lu le scénario était de nous dire que ce film pouvait être bien barré, et nous n’avons pas été déçu (en tout cas, je n’ai pas été déçu). La première petite surprise du film venant du fait qu’il était en VO/VF, à savoir que le film est en quebequois et que par moment devant la complexité de certains phrasés ou de certaines expressions le film passait en version sous-titré pour que le spectateur moyen puisse suivre.
Hormis ce détail de langue, le film se révélait être une chamrante comédie douce-amère prenant pied en plein coeur des années 70 et dépeingant la vie d’un adolescent de l’époque (un petit air « That 70’s show » indéniable qui plus est) : on retrouve alors purement l’ambiance de l’époque, extrêmement bien rendu, impression encore plus marquée par le choix musical de la BO, mais j’y reviendrai plus tard sur la musique.
Alors oui, l’ambiance est là, palpable, marquante, aussi l’ambiance typée années 70 que l’ambiance interne à la famille, les relations entre les protagonistes, les difficultés, les petits heurts : eh oui, nous nous attendions à une simple chronique familiale autour d’un adolescent ayant peut-être des dons de guérisseur, et au final, le film parlait d’amour, de choix et de sexualité. Et c’est là qu’est le vrai sens du film, en film sur les doutes, sur la peur : la peur de soi, la peur du regard d’autrui, la peur du jugement.
Sur ces points le film tient toutes ces promesses, toutefois, il y reste quelques défauts : quelques vides scénaristiques, quelques pertes de rythme assez flagrante casant la continuité du film et qui m’a fait parfois sortir du film, mais à contrario, le reste est vraimen ttrès bon, et ce film mérite les diverses récompenses qu’il a reçu jusque là.
Le dernier point important du film c’est sa BO, très typée rock 70’s pour le parcours du héros, aidant largement à entrer dans l’ambiance du film, néanmoins ce n’est pas ce qui prévaut au final, musicalment parlant, il plane tout à long du film, l’ambiance musicale du père, d’une part l’interprétation de Patsy Cline de « Crazy » (donnant bien sur son nom au film), mais aussi et surtout de quelques titres de Charles Aznavour, et en particulier un récurrent « Emmenez-moi » ainsi que « Hier encore« , finalement, c’est peut-être pour sa musique que j’ai aimé ce film !

C.R.A.Z.Y. est un film que nous sommes allé voir un peu par hasard, mais qui mérite le détour, qui mérite qu’on s’arrête pour le voir, le découvrir, l’apprécier. Un film fin, une comédie dramatique dans le plein sens du terme. Ceci dit, dire que le héros à un don c’est très bien ,mais je ne pense pas que le fait de sucer des bites en soit vraiment un ! Comment ça, j’assume pas ma phrase ??


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When I was younger, so much younger than today….

jeudi 23 février 2006

Le fait de repenser à « Bon anniversaire » (voir le billet précédent pour ceux que ça intéresseraient…), m’a amené à me remettre en tête une autre chanson, qui est finalement plus propre à ma situation actuelle, peut-être pas forcément très gaie, mais ça n’en reste pas moins une chanson que j’affectionne tout particulièrement depuis des années

Hier encore
J’avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l’amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps

J’ai fait tant de projets
Qui sont restés en l’air
J’ai fondé tant d’espoirs
Qui se sont envolés
Que je reste perdu
Ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel
Mais le coeur mis en terre

Hier encore
J’avais vingt ans
Je gaspillais le temps
En croyant l’arrêter
Et pour le retenir
Même le devancer
Je n’ai fait que courir
Et me suis essoufflé

Ignorant le passé
Conjuguant au futur
Je précédais de moi
Toute conversation
Et donnais mon avis
Que je voulais le bon
Pour critiquer le monde
Avec désinvolture
Hier encore
J’avais vingt ans
Mais j’ai perdu mon temps
A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l’ennui

Car mes amours sont mortes
Avant que d’exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute j’ai fait
Le vide autour de moi
Et j’ai gâché ma vie
Et mes jeunes années

Du meilleur et du pire
En jetant le meilleur
J’ai figé mes sourires
Et j’ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent
A présent mes vingt ans?

Hier Encore – Charle Aznavour


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