The lonely lucky one

jeudi 23 avril 2009

Chris Isaak - Mr Lucky

On était en 1991, j’étais au collège et c’est là que j’ai découvert l’univers d’un acteur chanteur surfeur dont j’allais ensuite devenir fan.
En cette année, via un album best-of, un titre emblématique et une bande son de publicité, prenant place dans mon existence le californien Chris Isaak. Outre le très « classique » Wicked Game (se trouvant d’une part sur la bande originale de Wild at Heart de David Lynch et étant le nom du best-of), en ces années, on avait aussi droit à une série de publicité pour les produits laitiers qui ne se laissaient pas encore aller aux musique remixées avec des vaches géantes à connotations sexuelles vers de petits squelettes, des publicité disais-je avant d’être vulgairement interrompu par moi-même, qui s’ancraient dans les symboles liés aux produits laitiers et portées par une balade pop-rock :



C’est avec cette bande son que j’ai découvert l’un des mes titres favoris, à savoir The Lonely Ones, un titre issue de l’album Silvertone… Puis, respectivement en 1993 et 1995 sortirent les 2 albums que je trouve les plus intéressant et les plus complets, à savoir San Fransisco Days et Forever Blue.

Le dernier véritable album de Chris Isaak date de 2002, enfin si l’on excepte l’atypique Christmas Album de 2004, le Best-Of de 2006 avec ses 3 inédits et le Live in Australia de 2008… ça fait donc 7 ans qu’il n’y avait pas eu de vrai nouvel album, rien depuis Always Got Tonight, et ça commençait quand même à faire un peu long.
Heureusement, le crooner californien s’est enfin décidé à laisser sa planche de surf de côté pour quelques temps et de retourner en studio pour nous proposer Mr. Lucky.
Un album qui continue sur une lancé entreprise depuis Always got Tonight et pour beaucoup liée au changement de producteur (eh oui, l’absence d’Erik Jacobsen se fait sentir).
Dans l’absolu, du Chris, c’est du Chris : on retrouve à nouveau ce mélange de pop, rock, country et surf music qui fait son style si particulier. Sur Mr. Lucky, la partie pop-country est toutefois un peu plus présente que sur les albums précédents.
D’entrée, l’album débute sur un style très habituel pour le crooner, nous mettant tout de suite dans l’ambiance avec Cheater’s Town

Chris Isaak est tellement dans son style habituel qu’il se permet même de s’auto-reprendre sur le coup : sur Mr. Lucky, il nous replace un titre de Speak of the Devil : Breaking Ppart, en prenant quand même soin de changer quelques petites choses dont le fait de l’interpréter en duo avec Trisha Yearwood cette fois-ci
Vola à quoi ressemblait l’originale :


et voici maintenant la version extraite du dernier album :


C’est dire si parfois il fait dans le facile !

Mais ne soyons pas que mauvaise langue, le reste de l’album est quand même constitué de nouveaux titres, nouveaux mais pas pour autant différent du style habituel (mais, ça, je crois l’avoir déjà dit !).
L’avantage de son style, c’est que finalement, c’est assez reconnaissable : c’est en écoutant la radio il y a quelques jours que j’ai entendu une chanson et mon premier réflexe a alors été de me dire que ça ressemblait étrangement à du Chris Isaak, jusqu’à la confirmation que c’en était bien.. d’une part ça m’a confirmé que parfois écouter Europe1, c’est pas forcément mauvais et en plus ça m’a permis de découvrir We lost our way, le premier extrait de Mr. Lucky

Un titre classique dans la catégorie rythmée et envolée, facile à reconnaitre….
Mais il faut bien dire que ce qui caractérise le plus l’artiste californien ce n’est pas toujours la catégorie qui bouge, mais plutôt la catégorie balade dépressive ou au moins balade romantique : et pour le coup, sur Mr. Lucky on trouve forcément notre bonheur, il y Le titre qui va bien, qui colle parfaitement à son répertoire, le très sympathique You don’t cry like I do.

Du rock, des balades… il y a vraiment tout ce qu’il faut pour en faire un album, mais il ne faut quand même pas oublier le style un peu country que l’on retrouve assez régulièrement sur ses albums, et bien évidemment on va retrouver de bonnes références pour ce style aussi, avec un titre qui colle parfaitement à ce style, le très bon We’ve got tomorrow:

Mr. Lucky n’est pas le meilleur album de Chris Isaak, l’évolution commencée il y quelques temps continue, le côté un peu blues que l’on pouvait retrouver parfois (et même très présent sur San Fransisco Days) est de plus en plus laissé de compter à mon grand désarroi, et le côté country peut-être un peu plus présent qu’avant… mais dans l’ensemble ça reste encore et toujours du Chris Isaak, et comme je reste fan, je ne peux qu’aimer.
Mr. Lucky plaira au amateurs, c’est certain, mais ce n’est pas l’album qui le fera découvrir à un nouveau public !

On dira ce qu’on veut, mais je suis loin d’être le seul fan de Chris Isaak, pour preuve j’en veux que sur son dernier album, Anaïs a quand même réussi à nous pondre Si j’avais su que notre amour, un titre qui est un duo rêvé avec Chris Isaak : Alors forcément, il n’y pas vraiment de chanteur californien sur l’album mais l’idée est quand même là !

Chris Isaak – Mr. Lucky

01. Cheater’s Town
02. We Let Her Down
03. You Don’t Cry Like I Do
04. We’ve Got Tomorrow
05. Breaking Apart
06. Baby Baby
07. Mr. Lonely Man
08. I Lose My Heart
09. Summer Holiday
10. Best I Ever Had
11. We Lost Our Way
12. Very Pretty Girl
13. Take My Heart
14. Big Wide Wonderful World
———(bonus)———
15. I Got It Bad
16. Dream Deferred

EDIT : j’ai enfin reçu l’album que j’avais commandé directement Sur le site de Chris Isaak, et cette version contient 2 titres de plus, et a surtout un livret composé uniquement de dessin du surfeur sus-cité.
Ca valait le coup d’attendre, j’suis bien content d’avoir eu l’un des 1500 exemplaires de l’édition Deluxe… quand on est fan, hein….

Et encore merci au site de Culture Pub de m’avoir permis de retrouver ce spot de pub que je cherchais depuis longtemps !
Et d’ailleurs, pour la peine, autant s’écouter le titre en entier :


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Sous-Culture

mercredi 27 février 2008

Je n’avais pas encore eu l’occasion de me caler devant NT1 le mardi en deuxième partie de soirée, et mon excitante activité repassage de ce soir m’ayant permis de le faire, j’ai pu découvrir que Culture Pub était de retour à la télé.
Quelques mois après le retour de l’émission mythique au format internet, c’est à nouveau sur le petit écran (enfin, de moins en moins petit avec l’avènement des écrans LCD ou plasma de plus d’1m) que je peux suivre Christian Blachas me présenter des publicités du monde entier.

Voir Culture Pub m’a ramené quelques années en arrières, à l’époque où l’émission était diffusée le dimanche soir sur M6 et que le visionnage de cette émission faisait partie du rituel classique de notre retour à mes amis et néanmoins colocataires de l’époque.
La fin du week-end se passait quasi-invariablement de la même façon : le trajet nous ramenant sur Nancy, la réintégration de nos chambres respectives et le retour tous ensemble pour passer cette première soirée Nancéenne de la semaine.

Culture Pub représentera toujours pour moi la phase de transition entre mes Week-Ends et mes retours hebdomadaires à ma vie estudiantine, le passage entre des Week-Ends familiaux et des semaines avec mes colloc et mes petits camarades de la fac….
Avec le temps, plus que le côté découverte de publicités du monde entier (et pourtant, je suis un grand fan de cette catégorie), c’est l’importance du moment que l’émission représentait qui m’est resté en mémoire et qui était importante…


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