Gégé

lundi 16 mai 2011

Gégé


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If I tell you that I love you, would that make me a liar too ?

dimanche 1 mars 2009

Jay-Jay Johanson - Self Portrait

Deux ans après The long time physical effects are not yet known, le plus grand chanteur crooner suédois dandy nous revient (et il faut donc le dire aux filles) avec son nouvel album : Self Portrait
Il s’agit bien entendu de Jäje Johanson, plus connu sous son nom de scène Jay-Jay johanson.
il nous revient avec son style musical si particulier, tellement indéfinissable : un mélange étrange de trip-hop jazzy à la sauce suédoise : dit comme ça, c’est forcément intriguant !
Dès le premier titre, Wonder Wonders, on retrouve son style caractéristique, mais rapidement on se rend compte que cet album est tout de même un peu différent, il ne se contente pas seulement de plonger dans l’électro aussi bon soit-il, on y retrouve aussi des orchestrations un peu plus « simplistes », laissant la part belle au piano, et seulement au piano comme dans les titres Liar et Broken Nose, des titres qui ne perdent rien à ne pas mélanger d’instruments électroniques à un piano, le rythme est présent, bien enlevé et les mélodies toujours aussi touchantes !

Les thèmes classiques de l’univers du crooner suédois sont à nouveau présent, comme fil conducteur tout au long de cet album, des sentiments, des amours incompris ou à sens unique, on en revient même à trouver des liens parfois entre les albums : je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux titre She’s mine but I’m not hers en découvrant son superbe Make her mine

Il n’y a aucune réelle surprise à l’écoute de ce nouvel opus du dandy suédois, on retrouve avec bonheur tout ce qui fait son charme et sa spécificité avec, peut-être, parfois un peu plus de simplicité dans les musiques, ce qui n’empeche en rien son univers d’exister toujours aussi bien et de faire planer sa mélancolie et la douceur des mélodies une fois de plus.

Ceux qui aiment Jay-Jay johanson ne seront pas déçu et profiteront une fois de plus de son style particulier, et on ne demande rien de plus, si ce n’est que le 5 avril prochain il daigne nous offrir un bon Tell the girls that I’m back in town lors de son concert au Bataclan

Avec son titre Liar, Jay-Jay Johanson ne se contente pas de faire un titre n’utilisant que le piano comme accompagnement musical, il réussit aussi le tour de force de faire une chanson de moins d’une minute : le minimalisme plein d’émotion à l’état pur !

I promise it won’t happen again !

Jay Jay Johanson – Self Portrait

1. Wonder Wonders
2. Lighting Strikes
3. Autumn Winter Spring
4. Liar
5. Trauma
6. My Mother’s Grave
7. Broken Nose
8. Medicine
9. Make Her Mine
10. Sore


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Cui cui

lundi 23 février 2009

Emily Loizeau - Pays Sauvage

Trois ans après L’autre Bout du monde, Emily Loizeau nous revient avec un nouvel album intitulé Le pays sauvage.
Un album totalement différent du précédent, qui repart sur de nouvelles bases comme le prouve le premier morceau du CD, justement appelé Le Pays Sauvage

Un titre qui, en quelques lignes et quelques phrases, marque définitivement la rupture avec l’album précédent tant les références à L’autre bout du monde sont visibles :

Le deuil est fait, et maintenant l’évolution peut continuer, avec un nouvel album moins « personnel » que ne l’était le précédent, car si sur L’autre bout du monde, Emily Loizeau partageait 2 titres (l’un avec Andrew Bird et l’autre avec Franck Monnet), ici c’est plutôt les titres sans interventions extérieures que l’on peut compter.
Que ce soit Moriarty, David-Ivar Herman Dune, Thomas Fersen, Olivia Ruiz,… et j’en passe, il est rarement un morceau sans que l’on sente un partage… Mais surtout tout au long de l’album, c’est surtout Jocelyn West que l’on retrouve, une artiste que l’on avait pu voir lors du concert de novembre 2007 au Grand Rex.

Si l’on retrouve des belles et douces mélodies au piano au coeur de Pays Sauvage, ce n’est plus le style unique de l’album qui fait maintenant la part belle aux percussions et aux rythmes moins posés et plus saccadés, sans laisser de coté les sensations un peu mélancoliques et tristes si chères à Emily Loizeau, voir même tendre vers le Gospel dans le titre Fait battre ton ambour fait avec Moriarty

Ce n’est pas parce que mélodiquement et musicalement cet album d’Emily Loizeau évolue depuis son travail précédent qu’on y perd ce qui fait qu’on aime cette artiste, à savoir son univers si particulier, ses petites histoires qui sortent de l’ordinaire, un univers oscillant entre la joie et la tristesse, l’humour et la mélancolie. Un univers qui a gagné à se mêler à d’autres pour évoluer et prendre plus d’ampleur…

Au final, on est très heureux de retrouver une nouvelle Emily Loizeau qui a su évoluer, ne pas rester dans un style qui avait fonctionné sur L’autre bout du monde, mais au contraire changer beaucoup de choses, d’ouvrir beaucoup plus son univers à d’autres, de le partager pour en faire naitre quelquechose de complètement neuf.
Voila qui me fait d’autant plus attendre le 5 mars prochain pour aller la voir sur la scène de l’Alhambra et pouvoir profiter en live.

Et pour finir, un dernier titre pour prouver, s’il en était besoin, que l’univers d’Emily Loizeau est vraiment à part…


Emily Loizeau – Pays Sauvage

1. Pays Sauvage
2. Fais Battre Ton Tambour
3. Tell Me That You Don’T Cry
4. Sister
5. La Dernière Pluie
6. Songes
7. Coconut Madam
8. La Femme A Barbe
9. The Princess And The Toad
10. Ma Maison
11. In Our Dreams
12. Dis-Moi Que Toi Tu Ne Pleure Pas
13. Le Coeur D’Un Géant
14. La Photographie


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Charlaz is back

lundi 26 février 2007

Charles Aznavour - Colore ma vieEn ce début d’année 2007, Shahnourh Varinag Aznavourian, le plus arménien des chanteurs français nous livre son nouvel album.
Ou alors est-ce Charles Aznavour, le plus français des chanteurs arméniens qui nous le livre ?
Grande question dont tout le monde se fout (moi y compris) d’ailleurs, l’intérêt n’étant évidemment pas là.
Toujours est-il que depuis le 17 février se trouve dans les bacs de toutes les bonnes crémeries, ou à défaut chez votre boucher habituel, ce nouvel album intitulé Colore ma vie.
Découvrant la nouvelle le jour-même, un peu par hasard, coincé que j’étais dans les embouteillages du périph’ en partance pour une visite chez un client, j’ai pu prendre le temps, lors de mon trajet retour, de m’arrêter dans la première FNAC qui passait (en l’occurrence celle d’Angers, ce qui m’a d’ailleurs permis de profiter d’une petite balade ensoleillé dans le centre-ville….) pour acquérir ce nouvel opus.

Pour sa nouvelle production, le petit Charles a pris ses bagages et s’est envolé vers La Havane pour donner à son je-ne-sais-combienème album une sonorité cubaine, et pour ce faire il s’est adjoint l’accompagnement de l’orchestre du grand Chucho Valdes.
Amenant pour la première fois une coloration sud-américaine à ses compositions : la quasi-totalité de musiques étant, comme d’habitude, l’oeuvre d’Aznavour, la petite touche de Valdes ajoutée par-dessus ne les dénature pas, s’intégrant parfaitement au style original.
Plus sérieusement, ce nouvel album s’apparente à un album testament, un album final : sorti en plein pendant la tournée d’adieu mondiale d’Aznavour, c’est aussi un peu un album d’adieu.
Avec cet opus, Charles Aznavour semble mettre un point à l’histoire de sa carrière qu’il avait entamé avec son célèbre « J’me voyais déjà »

Il est maintenant temps d’en faire le bilan, un bilan qu’il fait avec toujours autant d’ironie et peut-être un poil de prétention au travers de la chanson « J’abdiquerai »
Je disais que Colore ma vie était très teinté cubain, c’est la cas excepté pour 2 chansons, l’une dont la musique est composée par la soeur-même du compositeur : une chanson traitant de l’Arménie, et Charles Aznavour ayant lui-même avoué ne pas être suffisamment doué pour écrire une musique arménienne, il s’est tournée vers une composition de sa soeur (après le duo avec sa fille sur l’album précédent, voila la double compo : à croire qu’il devient très famille avec le temps qui passe…
Un hymne sympathique à ses origines.
Evidemment, il n’y pas que pour Tendre Arménie que Charles Aznavour met de côté le style Cubain, sur le très mélancolique titre Fado c’est aussi la cas : ceci dit, c’est plutôt normal, le fado n’a rien de très sud-américain à la base…
Pour en revenir à l’album, Colore ma vie est dans la plus pure tradition du style Aznavour, on reconnait sa patte du début à la fin, des musiques aux paroles : avec le bon et le mauvais qui peut l’accompagner, toujours la même justesse des mots mais aussi toujours les mêmes excès musicaux, comme les choeurs kitsch et inutiles de Il y a des femmes.
Si comme souvent, cet album fait la part belle aux sentiments, il prend aussi une connotations plus sociétale, traitant aussi bien des problèmes d’écologie comme le premier extrait de l’album, La terre meurt que du problème des banlieues dans Je vis en banlieue (tiens, comme c’est étonnant…
Il y a dans Colore ma vie tout ce qui fait Charles Aznavour, le bon, le mauvais….. ce n’est ni son meilleur album, ni son pire, mais il reste intéressant à plus d’un titre : tout d’abord les petites touches d’ajout de Chucho Valdes donne un nouveau goût aux compositions Aznavouriennes mais cet album ayant de forte chance d’être le dernier du petit Charles c’est un peu comme un album testament : à connaître !

Un p’tit Fado pour finir ?

Charles Aznavour – Colore ma vie

01 – La Terre Meurt
02 – Colore Ma Vie
03 – Il y a Des Femmes
04 – J’abdiquerai
05 – Tendre Arménie
06 – Avant, Pendant, Après
07 – T’en Souvient-Il ?
08 – Sans Importance
09 – Moi, Je Vis En Banlieue
10 – Oui
11 – Fado
12 – La Fête Est Finie

En parlant de vieux qui sortent des albums, ça me fait penser que j’ai complètement zappé de faire une chronique sur le dernier Eddy Mitchell, Jambalaya, et que d’ailleurs je ne retrouve même plus le CD qui doit être perdu quelquepart dans le coffre de ma voiture…


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