Gégé

lundi 16 mai 2011

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Rosa, rosa, rosam…

dimanche 25 avril 2010

EDIT : Pour ceux qui veulent en découvrir plus, Bettina Rheims est invitée sur France Inter aujourd’hui : d’une part dans Nonobstant puis dans l’Humeur vagabonde à 20H00… donc si vous l’avez loupé, tous à vos podcasts !

En parcourant dernièrement le magazine Réponse Photo Marianne (d’ailleurs, c’est d’autant plus facile de faire un article dans un magazine quand on est soi-même dans l’expo.. comme le fait Maurice Szafran dans Marianne), je suis tombé sur une série d’exposition intéressante dont celle que je suis allé voir aujourd’hui, en effet le site Richelieu de la BnF nous propose actuellement et pour la première fois une exposition tirée d’une oeuvre de Bettina Rheims aidé de Serge Bramly, une oeuvre intitulée Rose c’est Paris
L’exposition photo, tout comme le film qui va avec traite de l’histoire de B. une fille qui cherche sa sœur Rose disparue :

Rose c'est Paris | Bettina Rheims

Une jeune femme, B. cherche Rose, sa sœur jumelle, qu’elle prétend disparue. Tel est le point de départ d’une quête initiatique dans un Paris intime, décrit dans l’objectif de Bettina Rheims au fil d’une fiction conçue avec la complicité de Serge Bramly. Ce film que l’on peut découvrir dans l’exposition Rose, c’est Paris. Bettina Rheims et Serge Bramly qui a lieu à la BnF du 8 avril au 11 juillet 2010, retrace le parcours de l’héroïne au cœur de la ville, pour une rêverie moderne inspirée du Paris de l’entre-deux-guerres. La recherche de Rose est prétexte à de multiples hypothèses : elle a pu être enlevée, victime d’un complot, d’un amour contrarié, avoir rejoint un gang clandestin… Tel Fantômas, B. se métamorphose sans cesse, empruntant des visages successifs, se fait parfois passer pour sa jumelle. Autant d’épisodes photographiés et filmés, dont le dernier verra B. faire le deuil de son double, devenant finalement Rose, si elle ne l’a pas toujours été.

Rose c'est Paris | Bettina Rheims

C’est un portrait étrange, bizarre et décalé que Bettina Rheims présente dans la Galerie de photographie de la BnF. Parcourant les sites les plus inattendus et mystérieux de la capitale, cette exposition fait cheminer le spectateur au fil d’une fiction, conçue avec la complicité de l’écrivain Serge Bramly. Ce sont les aventures d’une « Fantomas » féminine, apparaissant, se déguisant et disparaissant, dans un Paris en noir et blanc que raconte ainsi la photographe. Portrait imaginaire, mais portrait personnel de la capitale, où la part biographique, voire intime, n’est pas absente : les personnages rencontrés au cours de ces scènes de la vie parisienne secrète appartiennent au cercle d’amis proches de Bettina Rheims et Serge Bramly. Célèbres ou anonymes, les modèles animent un récit fantastique à découvrir et à rêver. A travers cette rêverie moderne, l’artiste donne une postérité inédite à un mythe qui a fasciné le surréalisme….

Rose c'est Paris | Bettina Rheims

L’histoire de B. et de Rose nous balade dans un Paris fantasmé : fantasmé sur sa représentation, il en ressort un côté intemporel qui n’est pas sans laisser flotter une impression de perte dans le temps, mais aussi fantasmé à un niveau plus sexuel… d’entrée l’exposition nous présente Rose (ou B. ? ) dans son plus simple appareil et il en ira ainsi sur une grand partie des photos.
C’est n’est pas seulement que qu’on y trouve des filles nues, c’est même souvent quand elles ne le sont pas (ou pas complètement) que les photos sont les plus frappantes, mais surtout qu’on baigne dans une atmosphère à la limite du Porno-chic parfois, on y trouve une succession de représentation de fantasmes très sensuels. Ces séries de photos pourraient avoir un côté glauque et malsain au final s’il n’y avait pas le talent de Bettina Rheims pour ramener tout ça au niveau de l’art et d’une représentation plus élevée.
Autant dire que même si c’est techniquement beau et intéressant, il ne faut pas mettre ces clichés devant tous les yeux….

Rose c'est Paris | Bettina Rheims

En tout cas, moi, j’ai aimé : j’ai aimé l’univers, j’ai aimé me perdre dans cette histoire, j’ai aimé le style et j’ai surtout aimé la technique des photos…
Si tu n’as pas peur d’être choqué pas cette atmosphère sensuelle pesante, ami lecteur, n’hésite pas et fonce !

Le plus difficile, après ces vues de Paris, c’est de sortir de la salle de savoir qu’on a son Reflex sur soi et d’hésiter à la sortir tant il serait compliqué de tenir la comparaison…. mais qu’à cela ne tienne, il m’en faut plus pour avoir peur de sortir mon fidèle E-510….

Bibliothèque Nationale de France
Site Richelieu

3-5, rue Vivienne.
75002 Paris.
M° Bourse

mardi – samedi de 10h à 19h
dimanche de 12h à 19h
sauf lundi et jours fériés

tarif plein : 7 €
tarif réduit : 5 €


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