Life is a lemon and I want my money back…

Cashback, un film de<br /> Sean Ellis… non, non ami lecteur, je ne suis pas allé me faire un concert de Meat Loaf (donc rien à voir avec le billet précédent), je me suis seulement contenté de me rendre au cinéma à mon retour d’Albertville (je mets quand même de plus en plus de temps pour rédiger mes billets de ciné, j’ai l’impression….
Après un rapide jetage d’oeil sur les affiches mon choix s’est logiquement porté sur le premier long métrage de Sean Ellis, Cashback.
C’est bien beau de faire des zoulies affiches, mais de quoi ça parle ce film ?

Ben Willis , étudiant aux Beaux-Arts, se fait plaquer par sa petite amie Suzy. Devenu insomniaque suite à cette rupture, il se met à travailler de nuit au supermarché du coin.
Là, il fait la connaissance de quelques personnages hauts en couleur qui cultivent, chacun à sa manière, l’art de tromper l’ennui pendant les longues heures de travail.
L’art de Ben consiste à imaginer qu’il suspend le temps, ce qui lui permet d’apprécier la beauté du monde « en mode pause » et des êtres qui le peuplent.
Il est particulièrement sensible au charme de Sharon, la discrète caissière qui détient peut-être la clé de ses insomnies.

Cashback est l’étrange transformation d’un court métrage plusieurs fois primés dans divers festivals en un long métrage homonyme : plus justement c’est l’intégration d’un court métrage au coeur d’un long métrage.
Avec son court, Sean Ellis exposait la gestion de l’ennui au cours des 8h de travail au sein d’un supermarché ainsi qu’une approche de la beauté et de sa représentation.
Une fois transformé en long, le film garde toujours ces 2 points, mais ajoute aussi et surtout la notion de l’oubli suite à une déception amoureuse, ses difficultés, ses douleurs.
De prime abord, l’affiche semble intéressante, avec cette jolie demoiselle le seins nus, et sur ce point le film tient se promesses : toute l’idée de la beauté passe par une approche de la femme et surtout de ses courbes pour Ben, le héros interprété par Sean Biggerstaff, et pour ce faire, tout au long de Cashback, Sean Ellis nous propose de corps de filles plus ou moins dénudés. D’ailleurs ce qui est étrange, c’est que fréquentant tout de même assez régulièrement l’Angleterre, je n’ai jamais vu une telle proportion de jolies filles dans les rayons de leur supermarché : ça manque de crédibilité !
Mais attention, le film n’est pas qu’une exposition de jolies filles et de leur seins, c’est aussi l’histoire d’un jeune homme en proie aux affres des ruptures, la difficulté de penser à autre chose, la difficulté de vouloir passer à quelqu’un d’autre. Sur ce point le film réussit parfaitement à emmener le spectateur dans le troubles de Ben, et ce, surtout grâce au très bon effets de transition qu’applique Sean Ellis.
Finalement, des filles aux seins nus, de la mélancolie, de l’humour tout au long du film : si Cashback n’est pas un film parfait, c’est tout de même un long métrage réussi de la part de son réalisateur, même malgré les quelques défauts inhérents au passage du format court au format long.
Toute la partie du film concernant l’oubli et le passage à une relation, m’a fortement rappelé la chanson The Blower’s Daughter de Damien Rice, à tel point que je vais en profiter pour l’ajouter ici.
And so it is
Just like you said it would be
Life goes easy on me
Most of the time
And so it is
The shorter story
No love, no glory
No hero in her sky

I can’t take my eyes off of you
I can’t take my eyes off you
I can’t take my eyes off of you
I can’t take my eyes off you
I can’t take my eyes off you
I can’t take my eyes…

And so it is
Just like you said it should be
We’ll both forget the breeze
Most of the time
And so it is
The colder water
The blower’s daughter
The pupil in denial

I can’t take my eyes off of you
I can’t take my eyes off you
I can’t take my eyes off of you
I can’t take my eyes off you
I can’t take my eyes off you
I can’t take my eyes…

Did I say that I loathe you?
Did I say that I want to
Leave it all behind?

I can’t take my mind off of you
I can’t take my mind off you
I can’t take my mind off of you
I can’t take my mind off you
I can’t take my mind off you
I can’t take my mind…
My mind…my mind…
‘Til I find somebody new

Bon, bah sinon, comme d’habitude, une critique plus sérieuse sera est disponible sur Le HibOO !


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