Beyond the star

Chris Isaak

Soyons sérieux, revenons un peu aux fondamentaux de ce qui est important : à savoir les concerts et surtout quand c’en est un de Chris Isaak !

Pour commencer, un petit retour en arrière, il y a quelques mois le rocker/crooner californien nous a sorti un nouvel opus appelé Beyond the Sun… sorti un album « si peu de temps » après Mr Lucky était déjà en soi un événement et, en fait, cet album est un peu particulier, il s’agit d’un album de reprises de titres issus du mythique studio Sun de Memphis.
Un florilège de titres et d’interprètes qui ont baignée son enfance, qui faisaient parti de la discothèque de ses parents et qui ont forgé son style musical, des artistes dans lesquels on retrouvera aussi bien du Elvis Presley que du Roy Orbison ou du Johnny Cash
Beyond the Sun est un album qui nous offre une relecture moderne et intemporelle à la fois des ces excellents classiques du rock n’roll que sont Ring of Fire, Pretty Woman ou encore Great Balls of fire !



Maintenant que le décor est rapidement dressé, revenons à moi (c’est quand même un peu la raison d’être de DevilDave.Net) :
En juin 2010 j’étais allé voir Chris Issak au Grand Rex, et connaissant la fréquence habituelle des sorties d’albums ainsi que la fréquence des concerts européens je m’apprêtais à passer quelques années sans avoir l’occasion de la revoir sur scène, aussi quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une nouvelle date à peine 2 ans plus tard, et ce pour un album de repris qui plus est !
Une nouvelle date de concert, ça signifiait bien sur que l’ami olivier et moi-même allions prendre nos places et profiter du spectacle…. ça voulait dire aussi que jusqu’à cette date j’allais encore passer pour un extra-terrestre (ou, tout du moins avoir cette impression) :
En 1991, il fut découvert grâce à son titre Wicked Game ( ainsi qu’à son clip… ), puis on découvrit Blue Hotel (pourtant bien plus ancien) et enfin sa dernière véritable exposition médiatique fut pour sa participation à la B.O. de Eyes Wide Shut avec Baby did a bad dab thing. Dans les années 90, il berçait aussi nos écrans de pubs pour les produits laitiers (comme je l’évoquais ici)…

enfin tout ça pour dire que Chris Isaak a rapidement hérité d’une image de musique calme, un peu passée voir légèrement surannée et que l’on me regarde souvent avec des yeux un peu moqueur lorsque je dis que je vais à ses concerts… malheureusement, si effectivement il y a bien une bonne part de balades et des chansons « douces » dans le répertoire du chanteur californien il y a aussi des titres très rock n’roll, des titres qui prennent leur pleine mesure lorsqu’ils sont interprétés sur scène et que le public se lève portés par le rythme et l’énergie de ces chansons.
Autant dire que si parfois il m’arriverait presque d’avoir honte de dire que je vais à un concert de Chris Isaak, une fois que j’y suis, j’apprécie pleinement ce moment qui est toujours, toujours, bien trop court !
Le public, en général, me rassure même tant il est hétéroclite : il y a effectivement une bonne proportion de trentenaires (ceux qui, comme moi, ont découvert l’artiste au moment de Wicked Game), des personnes plus âgées qui se retrouvent surement dans son côté rock n’roll, mais j’y ai découvert aussi une bonne partie d’une audience plus jeune et tout aussi passionnée : ça fait du bien !

J’avais une petite appréhension quand même, me dire que, même si Beyond the Sun est très intéressant, le concert risquait de n’être tournée que vers cet album de reprise et de ne pas avoir les classiques du surfeur californien : heureusement j’ai vite été rassuré, d’entrée le concert a démarré sur American Boy très classique : en fait durant le set, on a eu droit à environ 2/3 de chansons des albums précédents et le dernier tiers provenant de Beyond the Sun. Un set assez varié reprenant plusieurs albums, couvrant la carrière de Chris Isaak pour bien faire plaisir aux fans .
Bien sur, il y aura toujours des petits détails qui manquent : il manquait un Blue spanish sky et surtout, et comme à chaque fois, il n’y a toujours pas eu de The lonely ones !

Vivement la prochaine fois, je n’ai que ça à dire !


Ah si, rajoutons quand même ceci, merci à :

Chris Isaak (chant, guitare)
Hershel Yatovitz (guitare)
Kenney Dale Johnson (batterie)
Rowland Salley (basse)
Scott Plunkett (clavier)
Rafael Padilla (percussions)



Et pour finir, la set-list du concert :

• American Boy
• Pretty girl don’t cry
• Blue hotel
• We’ve got tomorrow
• I want your love
• San Fransisco days
• Wicked Game
• I’m not waiting
• Somebody’s crying
• Best I’ve ever had
• Dancin’
• Big wide wonderful world
• Baby did a bad bad thing
• Ring of fire
• Dixie fried
• Can’t help faling in love
• It’s now or never
• She’s not you
• Lucky old sun
• Live it up
• Miss Pearl
• Great balls of fire
• Super Magic 2000
• Pretty woman
• Worked it out wrong.


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