Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark…

samedi 27 octobre 2007

– – Attention, ami lecteur, tu entre ici dans la zone d’un long billet encore plus chiant que d’habitude sur une semaine de ma vie, en vrac : te voila prévenu – –

Horsens
…enfin c’est ce que Shakespeare mettais comme phrase dans le bouche Marcellius alors qu’il s’adressait à Horatio
N’étant ni Hamlet, ni Horatio, ni Marcellius, ce n’est pas du tout l’impression que j’ai après cette semaine de déplacement danois !

Comme d’habitude, ça partait plutôt mal, il faut dire que j’ai l’impression qu’entre les aéroports et moi il y a comme un problème, même quand tout va bien, ça finit par aller mal.

Ayant pris le temps d’arriver en avance, pour une fois, je me heurte tout d’abord à un petit souci de compréhension : mettre l’enregistrement et l’embarquement dans deux terminaux différents avait déjà de quoi me laisser perplexe, mais après avoir fini par saisir ce que l’esprit perturbé à l’origine de ce bordel avait en tête, je me suis dit que j’avais autant utiliser les bornes d’enregistrement automatique pour gagner du temps….
Saine et sage décision s’il en est, sauf quand, comble de malchance, la-dite machine se met en défaut après avoir validé mon enregistrement mais ans avoir sorti le billet d’embarquement !
C’est alors avec un air un peu con et le regard perdu que j’ai fini par me dire

Qu’à cela ne tienne, je vais aller voir au guichet de British Airways (vu que pour le coup, c’est avec British Airways que je voyageais, c’est pas juste pour le plaisir de voir leurs uniformes… ) pour régler ce problème…

C’est donc plein de confiance que je vais voir les 2 hôtesses au sol, qui ayant compris mon problème décident d’imprimer elles-même ce billet, et là, juste histoire de me rendre un peu plus stressé, cette imprimante décide à son tour d’être capricieuse…
A ce stade de l’histoire, on peut raisonnablement dire que le sort s’acharne, et qu’on veut m’éviter le Danemark !

C’est alors que prenant mon courage à deux mains et mes affaires des deux autres, je me décide à affronter mon destin et la longue file d’attente présente devant le guichet d’enregistrement en espérant de pas y passer trop de temps et ne pas louper mon avion.
C’est à ce moment que ma chance est revenue (je me demande, d’ailleurs bien où elle va se balader parfois, elle), sous les traits de l’une des hôtesse qui a prévenu le guichet de mon arrivé et de me faire passer en priorité, me permettant alors de me rendre à l’embarquement sans perdre plus de temps, sauf celui d’avoir à traverser 2 terminaux, je le rappelle pour les lecteurs à la mémoire courte qui auraient déjà oublié ce dont je parlais au début de ce billet !

Tant qu’à avoir de un retour de chance, alors même que je patientais dans le bus devant m’amener du terminal à l’avion, je suis tombé (sans me faire mal, je te rassure, ami lecteur) sur deux têtes connues : Deux collègues techniciens qui partaient pour la même destination et avec qui j’ai pu passer la semaine.

Le vol vers Billund avait quelquechose d’un peu amusant, en cette période de livraison de l’A380, des images de son premier vol commercial, voyager dans un Dornier 328-300 avec à peine 32 places à bord et encore, il n’était même pas plein, donnait une sensation de décalage : certes, le confort est tout autre que dans l’A380, mais pour le coup, à 20 personnes, on est certain d’avoir les attentions du personne de bord.
Toutefois, les vols vers le Danemark ont ceci de particulier, que même lors du petit-déjeuner à bord, en plus du café, du jus de fruits, et de toutes les choses à manger il y a aussi et surtout un verre d’alcool de proposé : pour bien commencer la journée, y’a pas mieux !

Une fois, sur place, la semaine s’est déroulé très tranquillement, puisque même s’il y a quelquechose de pourri en ce royaume, ça n’est surement pas leurs horaires de travail : finir tous les jours à 16h laisse largement le temps de se reposer, d’aller se balader, de découvrir la petite ville de Horsens où nous logions.
Je suis vraiment très friand de ce petit plaisir qu’est la plongé au coeur de la vie normale d’un pays étranger, de pouvoir prendre le temps de se mêler de voir comment les gens vivent, de se laisser porter par les rues, par les personnes, de rentrer dans les supermarchés pour voir à quoi ressemblent leur vie quotidienne, et surtout pour avoir un aperçu de leur niveau de vie.
Fort heureusement, mes journées ne se sont pas seulement limiter à quelques heures de formation, un peu de balades et un restaurant avec mes collègues, j’ai aussi eu l’occasion, en sympathisant avec mon stagiaire, de me faire une petite sortie en fin de semaine.

Frustré que j’étais par le peu de tourisme que j’avais pu faire en Norvège, j’avais envie de bouger un peu, et pour le coup, il m’a été proposé de partir un bord de mer pour voir la plage, un port et marcher un peu au bord de l’eau : forcément, je ne pouvais pas résister à une telle proposition, surtout en sachant que ce voyage se ferait aussi avec la famille de mon stagiaire, d’autant plus flatteur de savoir qu’il voulait me présenter sa femme et ses enfants.

Rien de tel pour bien finir une semaine de formation danoise, surtout en considérant que la dernière nuit d’hôtel allait aussi me réserver quelques surprises histoire de finir « en beauté » : alors même que je profitais de mon piratage de Wifi à l’hôtel tout en laissant vaguement une oreille trainer sur la série danoise qui passait à la télévision : la lumière s’est soudain éteinte, la télévision a fait de même : me voila bêtement dans une chambre sans électricité… pas grave me dis-je, je vais en profiter pour aller me coucher et d’ici demain, ils auront pensé à remettre le fusible : une chose est certaine, il ne faut jamais être trop confiant ou trop présomptueux, ou alors on finit par devoir prendre sa douche sans lumière (entre autre) et là, c’est con !

Heureusement que pour compenser ce dernier aléa dans ma semaine d’hôtel, nous avons eu le plaisir de recevoir lors de notre enregistrement à l’aéroport un accès pour le business lounge et son open bar : pour occuper les presque deux heures d’attente, hormis un tour rapide dans les boutiques et spécialement la boutique LEGO, il n’y avait pas grand chose d’autre à faire que de profiter de ce lounge et de gouter quelques vins…. c’est le gros avantage de l’avion, on a pas à piloter nous-même, on peut donc boire tranquillement et ça laisse la possibilité de prendre le temps de lire, j’ai donc pu en profiter pour finir L’amour dure 3 ans de Frederic Beigbeder.

En tout cas, pas mécontent d’être de retour en France !

Horsens
Horsens
A la plage
A la plage


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